Depuis plusieurs années, la Belgique connaît une diminution du nombre de naissances. Selon les données statistiques de Statbel (données recueillies depuis 1830), la Belgique poursuit sa tendance à la baisse avec 108.150 naissances en 2024, soit une diminution de 1,9% par rapport à 2023.
Faut-il rappeler que depuis 1942, la Belgique n’avait plus connu une chute de naissance aussi importante.
De plus, l’âge moyen à la maternité augmente également jusqu’à atteindre 31,4 ans en 2024, suite à une évolution des modes de vie. En 2013, l’âge moyen à la maternité était de 28,8 ans.
L’indice conjoncturel de fécondité (ICF), autrement dit le taux de fécondité, est estimé, quant à lui, à 1,44 enfant par femme (contre 1,47 en 2023), avec des écarts selon la nationalité. Le taux est de 1,33 pour les femmes de nationalité belge et 1,89 pour les femmes de nationalité étrangère.
Si la natalité diminue partout, il est à noter que certaines régions sont plus touchées que d’autres. Ainsi, la Wallonie est principalement touchée par le phénomène. Les régions de Bruxelles et Flandre sont moins impactées par ce déclin.
Ce déclin peut engendrer deux risques, au niveau national, pour la population.
En premier lieu, il existe une pression accrue sur le système de retraite et des pensions. L’espérance de vie en augmentation, combinée à une fécondité faible et persistante, conduit à une augmentation du vieillissement de la population. Cette situation augmente notamment la pression sur les systèmes de retraite et de santé qui doivent intervenir pour un nombre croissant de personnes âgées avec une population active, quant à elle, plus restreinte.(article)
En deuxième lieu, le marché du travail et la compétitivité ont un impact sur l’économie. A terme, un faible taux de natalité peut engendrer un manque de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs, voire des pénuries de métier, et potentiellement freiner la croissance économique et l’innovation. (article)
Par ailleurs, les modèles familiaux évoluent : de plus en plus de couples, vivant ensemble depuis plus de dix ans, décident de ne pas avoir d’enfants, préférant investir leur temps et leurs moyens dans leur épanouissement personnel et professionnel.